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SAVE A LIFE


Seuls 14 % des personnes victimes d'arrêts cardiorespiratoires (ACR) à Genève survivent. Save a Life a pour mission d’augmenter leurs chances de survie en réduisant significativement le délai entre la survenue d’un ACR et les premières mesures de réanimation. Porté par une association reconnue d’utilité publique, Save a Life est un réseau solidaire de premiers répondants. Ces citoyens volontaires et formés aux gestes de premiers secours seront alertés par l’application et pourront intervenir rapidement en cas d’arrêt cardiaque, en attendant l'arrivée des secours professionnels.

Une application d’entraide citoyenne

Save a Life dote aujourd’hui les citoyens genevois d’une application mobile gratuite, simple et efficace. Elle permet d’alerter les premiers répondants lorsqu'une situation d'urgence survient et de localiser immédiatement les défibrillateurs en libre accès à Genève. Connectée à la Centrale d’appels sanitaires urgents CASU 144, l’application « Save a Life » est désormais disponible sur les plateformes d’applications digitales. Tout un chacun peut la télécharger librement depuis un téléphone mobile. Des systèmes d’alerte similaires permettent déjà de gagner de précieuses minutes dans d’autres cantons suisses. « Grâce aux premiers répondants de Save a Life, nous espérons que toutes les personnes victimes d’ACR bénéficieront d’une réanimation précoce dans le canton de Genève » affirme Sébastien Martin-Achard, Directeur de l’association.

Canton de Genève : état des lieux

On dénombre 400 victimes d’arrêt cardiorespiratoire par an à Genève, ce qui représente plus d’une victime par jour. Il faut compter en moyenne dix minutes avant l’arrivée des secours professionnels ; un délai incompressible, performant, mais néanmoins trop étendu lorsqu’un arrêt cardiaque survient. « Il est impératif d’agir le plus rapidement possible, explique le Pr Huber, chef du service de chirurgie cardiovasculaire des HUG. En effet, les chances de survie diminuent jusqu’à 10 % à chaque minute écoulée » De plus, seul un patient sur trois est réanimé par des témoins. Ces derniers manquent souvent d’assurance ou de compétences et n’osent pas pratiquer les gestes de réanimation.

De la prévention à l’action : une solution globale et cohérente

La mission du réseau solidaire Save a Life est par conséquent d’intervenir au plus vite avant l’arrivée des secours professionnels. Cette initiative s’inscrit dans un projet global, impliquant différents maillons de la chaine de survie : la sensibilisation et la prévention du grand public, la formation des citoyens aux gestes de premiers secours et la mise en place d’un programme d’accès public à la défibrillation. Le conseiller d'Etat chargé du département de la sécurité, de l’emploi et de la santé (DSES), M. Mauro Poggia, se réjouit que le canton de Genève se voit doté d’un outil aussi accessible et réactif : « Je salue la démarche du réseau Save a Life pour mettre en place des actions de prévention qui mobilisent aussi la réponse citoyenne. Cette initiative qui émane du tissu associatif genevois est un projet essentiel dans le maillage de la santé publique genevoise, un projet qui contribue à améliorer la prise en charge et la sécurité sanitaire à l’échelle du canton. »

Appel aux premiers répondants volontaires

Save a Life ouvre ainsi le recrutement aux premiers répondants volontaires. L’objectif est d’atteindre au moins 1 500 inscrits sur l’application d’ici à fin 2020. Les premiers répondants sont des personnes majeures, qui doivent, au préalable, être au bénéfice d’une formation complète aux gestes de réanimation, à jour et certifiée Swiss Resuscitation Council (SRC). Une séance d’information gratuite et obligatoire est dispensée par l’association, afin de sensibiliser les volontaires aux implications que représentent ces interventions. L’équipe professionnelle de Save a Life se charge de vérifier et valider les profils des volontaires inscrits.

De belles perspectives

« Save a Life permettra de sauver au moins 20 à 30 vies par année à Genève, en réduisant le temps moyen avant un massage cardiaque efficace, conclut le Dr Robert Larribau, médecin responsable de la CASU 144. Peu de traitements médicaux – par ailleurs beaucoup plus onéreux que le projet proposé – peuvent se targuer d’un tel résultat ! »